Lorsqu’écrire devient une souffrance pour un élève

 

Illetrisme

Lorsque la production écrite n’est pas une partie de plaisir mais devient une souffrance …

L’association de ces deux termes « souffrance » et « écriture » pourra peut-être vous sembler saugrenue, pour moi elle l’était en tous les cas. Mais tout au long de ma carrière d’enseignante, j’ai rencontré de nombreux élèves pour lesquels l’écriture était vécue comme une souffrance. Au début lorsque j’étais enseignante, je pensais que la volonté de ne pas écrire était juste liée à de la fainéantise après analyse je sais que cette inertie face à l’écrit cache une réalité beaucoup plus difficile à admettre: illetrisme.
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Quel constat?

L’écrit est peu investi car il n’est tout simplement pas maîtrisé du tout et qu’il renvoie systématiquement à une situation d’échec. En effet par le passé, il a souvent été déprécié ou associé à une évaluation négative. Les élèves dans cette situation refusent d’écrire et utilisent plusieurs stratagèmes :

  • l’inertie : ne rien faire, oublier de rendre un écrit et ce de manière répétée
  • l’insolence et l’opposition ouverte devant la proposition d’activité écrite
  • l’attitude d’évitement en allant à l’infirmerie par exemple
  • la phobie face à l’écrit: situation d’angoisse, agressivité etc.

Derrière ces attitudes, ces postures d’élèves, je sais maintenant que peut se cacher une réelle souffrance liée à son incapacité à écrire. L’un des premiers signes est une faiblesse de l’oral avec un répertoire de mots faible.

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